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Ostéopathie du nourrisson : vision et approche du nouveau-né

L’ostéopathie est une approche globale de l’individu. Elle s’applique donc bien évidemment aussi aux bébé. Être une approche globale signifie que l’ostéopathie considère que le jour de sa naissance, un nouveau-né a déjà 9 mois. En effet, en plus de sa vie en dehors du ventre de sa mère, il est pris en compte la façon dont s’est déroulé la conception, les 9 mois de grossesse et l’accouchement.


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, ostéopathe D.O à Tourcoing

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Personne qui tient un bébé dans ses mains
  • Le contexte de la conception, de la grossesse et de l’accouchement peut influencer votre bébé.
  • Une séance d’ostéopathie peut avoir deux rôles : un rôle de prévention ou répondre à un motif de consultation spécifique.
  • L’ostéopathie est une approche complémentaire de l’approche médicale et paramédicale (exemple : kinésithérapie). En aucun cas elle ne s’y substitue.

La conception

Le contexte de la conception est unique pour chacun. La relation est différente entre des parents et leur enfant si ces derniers découvrent une grossesse surprise, choisissent volontairement de démarrer un projet bébé ou encore font recours à une aide médicalement assistée.

Cette relation détermine les attentes que peuvent avoir les parents pour la grossesse. Elle influence aussi leurs émotions. Elle peut dans certains être associée à du stress ou de l’anxiété en fonction des attentes de chacun des futurs parents.

La grossesse

La période de la grossesse est pour l’embryon, puis le fœtus, la première partie de vie pendant laquelle il peut interagir avec le monde. Ceci se fait principalement à travers le ventre de sa mère, la façon dont elle vit sa grossesse et l’environnement qui l’entoure.

Un enfant a un rapport à son environnement différent si :

  • il est accueilli pleinement par sa mère
  • son existence a été questionnée (avortement ou non)
  • son arrivé est une surprise pour la mère (déni de grossesse)
  • il a connu une séparation des parents voire même l’abandon du père lors de la grossesse.

Il est aussi soumis aux différentes variations hormonales que peut avoir la mère pendant la grossesse. A la relation qu’elle peut avoir avec son environnement. C’est le cas avec son conjoint, sa famille et les attentes de chacun, ou encore la façon dont cela va influencer son travail si elle en a un et son statut social.

L’enfant a aussi à s’adapter à la place qui diminue pour lui dans l’utérus de sa mère au fur et à mesure qu’il grandit. On peut donc retrouver lors de l’examen ostéopathique des tensions musculaires et des tissus dues aux postures qu’a pu prendre l’enfant à ce moment-là.

L’enfant a aussi lors de la grossesse ses premières interactions avec l’autre. Par exemple en entendant et pouvant réagir aux voix autour de lui (comme la voix de son père ou de ses frères et sœurs s’il en a) ou encore aux effets que peuvent provoquer le toucher du ventre de la maman. Il réagit à cela en changeant de comportement. Il peut en effet venir au contact d’une main posée sur un ventre, se mettre à bouger en entendant une voix ou alors complètement s’arrêter de s’agiter ou de bouger.

Petite astuce

Une bonne manière d’aider à la communication avec son enfant est par exemple l’haptonomie. Cette pratique peut vous être apprise par votre sage-femme et peut aussi aider lors de l’accouchement

L’accouchement

L’accouchement est une étape de contrainte mécanique comme émotionnelle immense pour le bébé. En effet le contexte émotionnel (surtout de la mère) mais aussi majoritairement la façon dont il se déroule engendre, ou non, des contraintes dans le corps de l’enfant.

L’accouchement se vie différemment par l’enfant s’il est :

  • naturel
  • déclenché (c’est-à-dire imposé) du fait d’une nécessité médicale
  • avec ou sans péridurale
  • effectué par césarienne (a distingué si elle est d’urgence ou programmée)

La durée entre les premières contractions, la rupture de la poche des eaux et l’accouchement, la nécessité d’instruments (ventouse, forceps…), de gestes médicaux particuliers, ou le sens dans lequel se fait l’accouchement (sommet, siège…) sont aussi des indicateurs de contraintes possibles qu’a reçu l’enfant lors du passage.

Les premiers jours et mois de vie

Après l’accouchement, l’enfant peut de lui-même, sans l’intermédiaire du ventre de sa mère, échanger directement avec son environnement et avant tout ses parents. Il peut enfin les rencontrer via ses 5 sens qui vont devoir s’habituer à ces nouveaux changements.

Il doit aussi s’adapter à de grands changements. Il doit utiliser la bouche pour manger. Il faut le changer. Il est confronté aux changements de températures. La gravité le contraint à avoir des zones d’appui constantes (pouvant par exemple au entraîner des plagiocéphalies niveau du crâne…).

Si l’enfant présente des tensions corporelles on peut constater l’apparition de déficit de rotation de tête, une tendance à se cambrer sur le dos mais aussi des difficultés à téter ou encore des coliques, reflux/régurgitations, pleurs ou même troubles du sommeil… Il aura donc pour ce faire besoin de votre aide, de l’accompagnement du médecin, peut être d’un kiné mais aussi d’un bilan en ostéopathie afin de pouvoir apporter potentiellement une aide si la cause est d’origine fonctionnelle.

La prévention pour le nourrisson en ostéopathie

La prévention en ostéopathie chez le nourrisson consiste essentiellement à vérifier que le corps de ce dernier soit bien mobile et ne présente aucune contrainte particulière. L’ostéopathe vérifie donc les amplitudes de mobilité des articulations, les tensions musculaires et si ces dernières sont homogènes ou hétérogènes (par exemple les rotations de tête). Il contrôle bien évidemment la sphère digestive pour essayer de prévenir tous problèmes tels que les régurgitations, coliques, ballonnements et constipations. Il examine aussi la sphère crânienne qui est particulièrement mise à l’épreuve par le bassin de la mère lors de l’accouchement. Des tensions à ce niveau peuvent, par exemple, être une des causes initiatrices de plagiocéphalie.

L’intervention en cas de troubles fonctionnels pour le bébé en ostéopathie

L’ostéopathie pour aborder un problème prend en considération l’ensemble du corps et le vécu du nourrisson. Elle intervient en complément d’une approche médicale ou paramédicale (exemple : kinésithérapie). C’est pourquoi l’interrogatoire peut prendre du temps. Ceci permet une meilleure compréhension possible de l’environnement physique comme émotionnel dans lequel évolue le nourrisson depuis sa conception. Par la suite, l’examen ostéopathique recherche les contraintes dans le corps du nourrisson. On les appelle dysfonctions ostéopathiques.

L’objectif du traitement est quant à lui de permettre au corps de se libérer de ses dysfonctions et ainsi gagner en mobilité pour mieux s’adapter et diminuer les symptômes du motif de consultation. A noter que le traitement est parfois être accompagné de conseils que vous pouvez appliquer à la maison afin de continuer d’aider au mieux votre enfant.

  • L’ostéopathe pourra vous dire si sa pratique peut répondre au questionnement que vous avez concernant votre enfant
  • Le médecin pourra vous conseiller l’accompagnement médical et/ou paramédical le plus adapté aux symptômes de votre enfant
  • Pour tout symptômes médicaux urgents, rapprochez vous au plus vite de votre médecin ou composez le 15 (SAMU)

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Comment se déroule une consultation

Avant, pendant et après la séance

Écrit par Matthieu Rigot, ostéopathe D.O. diplômé en 2011, installé à Tourcoing, enseignant à l’institut supérieur d’ostéopathie de Lille depuis 2012 et ancien vacataire au CHRU de Lille.

Ses limites : cet article a une visée informative. Il ne pose aucun diagnostic, ne remplace pas une consultation médicale et n’affirme pas que l’ostéopathie traite les pathologies évoquées.